Pourquoi c’est si dur d’écrire un article de blog ?

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Ayé, c’est décidé, j’écris mon premier article pour le nouveau blog de La Haute Société (votre agence de conseil en stratégie digitale favorite). Bon, une fois la décision prise, reste à se lancer sérieusement, se mettre devant son clavier et rentrer dans le dur avec la rédaction, concrète, de l’article. Petit florilège des éléments qui devraient me poser problème à un moment donné et ébauches de solutions pour certains d’entre eux.

Libérer du temps pour écrire

Sans tomber dans les préjugés ou les clichés, le temps reste une denrée précieuse qu’il faut savoir gérer avec adresse (notez que je vous ai épargné la maxime « le temps, c’est de l’argent »). Or, à moins d’être un pur génie, écrire un article sérieux et intéressant prend forcément du temps. Chacun son mode d’écriture mais, personnellement, je sais que je vais me lancer dans un process à plusieurs itérations, avec plusieurs jets, plusieurs relectures avant publication effective.
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Il y a de grandes chances que je débute un article, que je le modifie, que je change d’avis, que je mette tout ça en pause pour y réfléchir, que je m’y remette, que je recommence tout. Bref, je sais que ça va me prendre au moins 3 heures avant d’arriver à un résultat qui me satisfera à peu près.
Sans faire office de référence, voici les outils que j’utilise personnellement :
  • Evernote – utile pour la prise de notes rapides ou plus longues + pour retrouver mes notes sur desktop et via l’application mobile (permet par exemple d’écrire facilement en mobilité) ;
  • Le mode non déconcentré de WordPress – si vous tenez un blog, il y a de grandes chances que votre CMS soit WordPress, qui a intégré un mode pour écrire sans distraction ;
  • Desk – app disponible sur Mac uniquement. Desk permet d’écrire directement sur le bureau de votre ordinateur, sans avoir besoin d’ouvrir un document Word ou autre. L’application est directement reliée à Tumblr ou WordPress pour pousser vos contenus en ligne plus facilement.

Choisir son sujet

Une fois cette passerelle temps libéré (ou à peu près anticipé), reste à trouver le sujet de mon article. Bon. Voilà. Oui. Etonnement, ce n’est pas si simple. Côté La Haute Société, nous avons fait le choix de poser quelques règles éditoriales tout en laissant une ligne globale relativement ouverte : tous les sujets peuvent potentiellement être abordés ce qui ne simplifie pas la tâche (à noter, la thématique de fond devrait rester, plus ou moins, le digital). Personnellement, et pour éviter de m’épuiser, j’utilise plusieurs méthodes pour définir le sujet de mes articles :
  • ma curation – Feedly principalement mais aussi TwitterScoop.it et la presse classique en mode papier ;
  • Google trends – classique, écrire un article sur des sujets tendances ;
  • le mode “in real life » – quels sont les problèmes que j’ai pu rencontrer avec un client ou un prospect et comment j’ai essayer/pu le résoudre.
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Si vraiment vous êtes au bord du gouffre, qu’on vous oblige à trouver un truc dans les 2 minutes et que vous séchez méchamment, vous pouvez vous tourner vers des outils de génération automatique d’idées d’article. Oui, je sais, c’est moche mais si ça peut vous sauver la vie :

La peur d’être jugé

La notion de jugement est propre à chacun, je sais que, personnellement, je me réfugie souvent derrière le principe de « ceux qui font ».
Ecrire un article, c’est accepter d’être jugé par ses lecteurs. Et ça peut parfois être douloureux. Sans tomber dans la réplique facile, je pars du principe qu’il n’y a que ce qui font qui peuvent se tromper. Ca n’efface pas le fait qu’il n’est pas évident de se retrouver face à des lecteurs qui ne sont pas d’accord avec vous et qui vous le font savoir mais ça a le mérite de se positionner du côté de « ceux qui font ».

Ecrire pour les robots et/ou les humains

Ecrire, c’est bien, mais si l’article en question n’est pas visible des internautes, cela ne sert pas à grand chose. La question de l’optimisation du référencement se posera forcément et des choix difficiles seront à faire : optimisation des balises et des urls, placement à propos de keywords spécifiques, complétion des attributs alt des images, …
Bref, vous allez sans cesse devoir jongler entre écriture pour humains, les internautes, et écriture pour robots, les fameux bots ou spiders qui passent de pages en pages pour en indexer les contenus. Je crois au pouvoir du contenu et je pars du principe que l’écriture doit avant tout être faîte pour un internaute plutôt que pour un bot. Ce n’est pas pour rien que l’un des critères, toujours aussi bien pris en compte dans l’algorithme des moteurs de recherche, est le nombre et la qualité des backlinks. Oh, wait, cela veut donc dire que si j’écris un article de qualité pour des vrais gens, que mon article est apprécié des personnes qui le lisent, celles-ci le partageront via les réseaux sociaux ou un backlink classique et que celui-ci sera donc naturellement mieux référencé ? La boucle est bouclée : content first !

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Oui mais j’ai pas de photos pour aller avec mon rédactionnel

Maintenant que mon article est rédigé, reste à l’illustrer d’une manière ou d’une autre. Que ce soit par l’intermédiaire d’une infographie ou d’une image, illustrer visuellement son propos permet de faire passer le message plus facilement.

Allez, quelques outils pour vous faciliter un peu la tâche :

  • pour créer un graphique interactif de manière simple et claire – Infogram ;
  • pour dénicher un bon visuel qui pète – Unsplash ou FreeImages(on l’aime moins mais c’est au cas où vous ne trouviez pas votre bonheur sur unsplash) ;
  • pour trouver un background qui va bien – Subblepatterns ;
  • pour bosser un peu l’iconographie (c’est important l’icono) – The Noun Project ;
  • si vous n’avez pas de graphiste sous la main et que vous n’avez pas envie de vous lancer dans la gestion de calques sous Photoshop- Canva ;
  • si vos visuels sont lourds comme un âne mort – Optimizilla